La Cave du Curé


L'aqueduc devait traverser quate passage en siphons pour franchir les vallées et surtout traversers plus de trois kilomètres de galeries soutteraines en onze tunnels pour franchir les escapements rocheux dont la Cave du Curé est un bel exemple à visiter. Les romains ont percé la montagne. L'aqueduc est construit sous le tunnel.
La Cave du Curé doit son appelation au fait que ,pendant la Révolution, elle aurait servi de cachette soit à un prête, soit à des objets religieux.


Afin de découvrir la cave du curé , il faut emprunter un chemin jusq’aux Echèdes  puis prendre à droite un sentier qui descend à la rivière, traverser le pont de la Durèze, longer l’aire de pique-nique et au niveau d’un petit pont, tournez à gauche au panneau de bois  « La Rivière, la cave du Curé balisage jaune, pont du XIVe  ». Il faudra parcourir un petit sentier dans un sous-bois humide, plus loin dans un mur de pierre sèche écroulé, un escalier volant « échalier » à peine visible permet d’accéder au terrain supérieur. Les pierres y sont sombres et irrégulières et pourtant  les murs étaient vraiment  bien construits.
Il faudra donc  grimpez les quarante  mètres de dénivelée et marchez en corniche jusqu’à la cave du Curé, le surnom d’un autre vestige du canal romain. Certains  pourront traverser le tunnel de 86 m, avec quelques équipements indispensable : lampe de poche et bottes en plastique  car le sol est mouillé et il fait noir.  Vous pourrez apercevoir les coups de pic sur les parois et les cavités destinées à recevoir les lampes à huile des ouvriers.  Le canal fait plusieurs virages,  pour éviter des zones trop dures mais la pente est toujours respectée. Le tunnel ressort non loin du sentier de randonnées, où l’on découvre les vergers du Jarez, quelques vallons forestiers et des coteaux un peu raides avec leurs murs en pierre sèches.
Mais pourquoi cette dénomination La cave du Curé ?
A la révolution française, il est demandé aux curés de prêter serment à la lecture des nouveaux décrets de l’assemblée nationale de 1791 ; le curé de Chagnon Damien Jacod prête serment ; l’assemblée ecclésiastique le nomme alors à la grande cure de saint Romain en Jarez qu’il refuse. Il garde Chagnon.
Peu de temps après, lors de la vente par adjudication des biens de l’église, Jacod se porte acquéreur pour 3120 livres de trois vignes,  patrimoine foncier de sa petite cure à Chagnon. Saint-Étienne et son district pendant la Révolution, J.B. Valley, 1904.

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                                              Entrée  de la cave du curé


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                                                  Intérieur du tunnel

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                                               Sortie de la cave du curé